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Les conséquences de la désobéissance au Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) et le sacrifice du Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) lors de la bataille d’Uhud

L'un des événements majeurs survenus la troisième année de l'Hégire (624-625 EC) est la bataille d'Uhud. Au cours de cette bataille, des épisodes chargés de leçons eurent lieu, dont l'histoire a conservé la mémoire.

L’expédition d’Uhud fut la dixième – selon certains la neuvième – expédition militaire (ghazwa) du Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille). Elle eut lieu le septième jour ou la mi-du mois de Shawwāl de l’an 3 de l’Hégire. Elle fut nommée ainsi parce qu’elle se déroula au pied du mont Uhud.

La cause de la bataille

Après leur défaite à la bataille de Badr, les Quraychites, voulant venger leurs morts, se préparèrent à une nouvelle confrontation contre le Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) et les musulmans, sous le commandement d’Abū Sufyān.

 

Le plan du Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) et des notables parmi les Émigrants (Muhājirūn) et les Auxiliaires (Anṣār) était de ne pas sortir de Médine et de défendre la ville de l’intérieur. Mais les jeunes gens ainsi que Ḥamza, l’oncle du Prophète, souhaitaient combattre à l’extérieur de Médine. Finalement, le Prophète décida de sortir de la ville pour livrer bataille.

L’armée des Quraychites à la bataille d’Uhud

Abū Sufyān dépensa des sommes considérables pour équiper cette armée et en prit lui-même le commandement. L’armée des associateurs (mushrikūn) comptait trois mille combattants [1] – dont sept cents portaient une armure –, avec deux cents chevaux et trois mille chameaux [2].

Ṣafwān ibn Umayya proposa d’emmener les femmes pour leur rappeler les morts de Badr et les exciter à la vengeance [3]. Selon certains, les notables quraychites emmenèrent les femmes afin que les hommes ne puissent pas fuir facilement, car il est difficile de s’enfuir avec des femmes et honteux de les abandonner sur le champ de bataille [4]. Parmi les femmes quraychites, Hind, l’épouse d’Abū Sufyān, accompagnait cette armée [5].

L’arrivée de la nouvelle du mouvement de l’armée quraychite aux musulmans

Avant le départ des Quraychites pour Uhud, ‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib envoya un messager à l’Envoyé de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille) pour l’informer des manœuvres et de la préparation des Quraychites. Après avoir reçu cette lettre, le Prophète se prépara à affronter l’armée, au cours du mois de Shawwāl suivant la bataille de Badr.

L’Envoyé de Dieu sortit avec mille hommes, ou un peu plus. Le Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) portait l’étendard de l’armée. Alors qu’ils se trouvaient entre Médine et Uhud, le Prophète distribua des bannières parmi les Émigrants et les Auxiliaires.

Le retour des hypocrites (munāfiqūn) lors de la bataille d’Uhud

Abdallah ibn Ubayy, le chef des hypocrites, fit demi-tour avec un tiers de l’armée et leur dit : « Pourquoi nous ferions-nous tuer ? Ô gens, retournez ! » Ils rebroussèrent chemin, et seuls sept cents hommes restèrent avec l’Envoyé de Dieu.

Le déploiement de l’armée musulmane à la bataille d’Uhud

L’Envoyé de Dieu se dirigea avec son armée de sept cents hommes jusqu’à Uhud. Il prépara ses compagnons au combat et établit un plan précis pour assurer la victoire, par la volonté de Dieu.

Il posta ensuite cinquante archers sur le mont Uhud, derrière le camp musulman. Il ordonna à Abdallah ibn Jubayr : « Protégez l’arrière. Ne bougez pas de vos positions, même si vous voyez les musulmans vaincus. Ne venez pas à leur secours et, en cas de victoire, ne vous précipitez pas vers le butin – car tout dépend de votre position à cet endroit. » [6]

Le premier porte-étendard des Quraychites

Lors de cette bataille, le Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) fut le porte-étendard.

Le Cheikh al-Mufīd écrit : « Le Prince des Croyants Ali (que la paix soit sur lui) fut, ce jour-là, le porteur à la fois de la bannière principale (rāya) et de l’étendard (liwā’). » Le sens de cette expression n’est pas qu’il portait les deux simultanément sur ses épaules, mais que le Prophète lui laissa le choix de l’un des deux – pratique habituelle pour d’autres commandements. Ou bien l’on peut interpréter qu’Ali porta tantôt l’un, tantôt l’autre [7].

La victoire initiale des musulmans à la bataille d’Uhud

Lorsque le combat s’engagea, Ṭalḥa ibn Abī Ṭalḥa – surnommé « le Bélier de l’armée » – s’avança et cria : « Qui veut combattre ? »

Le Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) se dirigea vers lui. Tandis que l’Envoyé de Dieu était assis dans un abri préparé pour lui, observant le combat, Ṭalḥa demanda : « Qui es-tu ? » Le Prince des Croyants répondit : « Je suis Ali, fils d’Abū Ṭālib. »

Ṭalḥa dit : « Je savais bien que personne d’autre que toi n’oserait m’attaquer. »

Leurs épées s’entrechoquèrent. Le Prince des Croyants fendit la tête de Ṭalḥa d’un seul coup. Les yeux de Ṭalḥa s’inversèrent (se révulsèrent) et il poussa un cri tel qu’on n’en avait jamais entendu. L’étendard lui tomba des mains et il se roula dans son sang comme un bœuf.

Il est dit aussi : « Le Prince des Croyants lui coupa la jambe d’un seul coup. Ṭalḥa tomba, dénudé. Ali rendit grâce à Dieu et le laissa. » [8]

À ce moment, l’Envoyé de Dieu et les musulmans dirent le takbīr (Allāhu Akbar).

Après Ṭalḥa, son frère ‘Uthmān ibn Abī Ṭalḥa s’avança. Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib se jeta sur lui et le frappa de son épée d’un coup décisif. Ḥamza, s’éloignant de lui, dit : « Je suis le fils du donneur à boire aux pèlerins (du Hajj). »

Après ces deux frères, un troisième, Abū Sa’īd ibn Abī Ṭalḥa, prit l’étendard. Le Prince des Croyants l’attaqua et le tua. L’étendard passa alors à ‘Aṭā’ ibn Shuraḥbīl, que le Prince des Croyants tua également.

Enfin, l’étendard fut porté par un homme des Banū ‘Abd al-Dār, que le Prince des Croyants tua aussi.

Le Cheikh al-Mufīd rapporte dans son livre Al-Irshād : « Il y eut neuf porte-étendards. Ali ibn Abī Ṭālib les tua tous, et le peuple (des associateurs) fut mis en déroute. » [9]

La plupart des récits confirment qu’après la mort des porte-étendards et l’engagement des deux armées, quiconque affronta le Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) se fit briser l’épée, fendre le crâne d’un seul coup – et mourut de ce coup – jusqu’à ce que l’armée musulmane encerclât les femmes (des associateurs) et que l’effroi s’emparât de leurs cœurs.

La victoire remportée à Uhud pour le noble Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) ne l’avait jamais été dans sa patrie. La victoire était du côté des musulmans jusqu’à ce qu’un groupe d’archers désobéisse aux ordres de l’Envoyé de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille) et se précipite vers le butin.

La défaite des musulmans après la victoire initiale

Lorsque les associateurs (mushrikūn) furent vaincus et n’avaient obtenu aucun butin, les archers descendirent de la montagne, car ils virent leurs frères musulmans se précipiter les uns devant les autres pour s’emparer du butin. Leur commandant, Abdallah ibn Jubayr, tenta de les retenir, mais ils refusèrent de revenir et se mirent à ramasser le butin. Seuls dix hommes restèrent avec Ibn Jubayr.

Lorsque Khālid ibn al-Walīd vit que l’arrière des musulmans était dégagé, il attaqua avec deux cents cavaliers les archers qui étaient restés avec Ibn Jubayr.

Ibn Jubayr fut tué après un combat héroïque. Les associateurs, ayant repris des forces, encerclèrent les musulmans par l’arrière. Les musulmans ne réalisèrent la situation que lorsque l’ennemi les avait déjà encerclés et engagés le combat. Pris par surprise, ils furent frappés de toutes parts par les épées et les lances, et tués de manière horrible. La situation devint si critique qu’ils en vinrent à s’entretuer sans le vouloir.

La fuite des musulmans et la défense du Prince des Croyants envers l’Envoyé de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille)

Les musulmans fuyaient l’armée du Prophète de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille). Le Prince des Croyants (que la paix soit sur lui), dans ces moments décisifs, ne pensait qu’à l’Envoyé de Dieu – particulièrement lorsqu’il vit que les associateurs se dirigeaient vers lui et le prenaient pour cible, car le rapport de force avait tourné en leur faveur.

Le Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) et un groupe de musulmans entourèrent le Prophète de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille), car ils étaient désespérés dans leur défense du Prophète.

Hamza fendait les rangs ennemis avec son épée. Le Prince des Croyants, tel un rapace affamé fondant sur sa proie, les dispersait et les taillait en pièces avec son épée tranchante – alors qu’il était à pied et eux à cheval. Il les repoussa loin de l’Envoyé de Dieu jusqu’à ce que son épée se brise.

L’Envoyé de Dieu combattait lui-même avec bravoure. Les associateurs s’étaient rassemblés autour de lui et tentaient par tous les moyens de le tuer.

La rumeur de la mort du Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille)

‘Ikrima rapporte :

 

« J’entendis le Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) dire : « Le jour d’Uhud, lorsque les gens se dispersèrent loin de l’Envoyé de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille), je perdis un instant le contrôle de moi-même – tant j’étais inquiet pour lui. Je combattais devant l’Envoyé de Dieu avec mon épée. Puis je me retournai, mais je ne le vis plus. » »

« Je me dis : « L’Envoyé de Dieu n’est pas du genre à fuir, et je ne le vois pas non plus parmi les tués. Je pensai qu’il était monté au ciel. » Alors je brisai le fourreau de mon épée et me dis : « Je combattrai pour l’Envoyé de Dieu jusqu’à ce que je sois tué. » »

« Je chargeai si bien qu’ils m’ouvrirent un passage. Je vis alors l’Envoyé de Dieu, étendu inconscient sur le sol. Je me tins au-dessus de sa tête. Il leva les yeux vers moi et dit : « Ô Ali, qu’ont fait les gens ? » Je répondis : « Ô Envoyé de Dieu, ils ont mécru, ils ont tourné le dos et se sont rendus. » »

Le sacrifice du Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) lors de la bataille d’Uhud

Le Prophète vit qu’un groupe de l’armée ennemie s’approchait. Il me dit : « Ô Ali, éloigne-les de moi. » Je les chargeai et frappai de mon épée à droite et à gauche jusqu’à ce qu’ils s’enfuient.

Le Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) me dit alors : « N’entends-tu pas, dans le ciel, les louanges et les éloges à ton sujet ? L’ange Riḍwān proclame : « Nulle épée si ce n’est Dhū l-Fiqār, et nul jeune homme valeureux (fatā) si ce n’est Ali ! » » Alors, de joie, je pleurai et rendis grâce à Dieu, le Très Haut, pour cette grâce. [10]

Le martyre de Hamza, oncle du Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille)

Lors de cette bataille, Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib fut martyrisé par la lance du serviteur (esclave affranchi) « Waḥshī », appartenant à Jubayr ibn Muṭ’im. Hind, fille de ‘Utba ibn Rabī’a, le mutila : elle lui coupa le noble nez, lui ouvrit le foie et le dévora.

L’Envoyé de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille) fut profondément affligé et dit : « Aucune affliction ne m’a frappé comme la tienne. »

La présence des femmes musulmanes à la bataille d’Uhud

Quatorze femmes parmi les Auxiliaires (Anṣār) et les Émigrants (Muhājirūn) participèrent à cette bataille. Elles étaient chargées de distribuer l’eau, de soigner les blessés et de préparer la nourriture [11]. Parmi elles, on compte Sainte Fāṭima az-Zahrā’ (que la paix soit sur elle), Umm Ayman, Ḥamna, Umm Sulaym et Umm ‘Amāra (Nasība) [12].

Les hauts faits du Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) à la bataille d’Uhud

Ibn Abī l-Ḥadīd dit : « La supériorité de Ali (que la paix soit sur lui) dans le combat pour la cause de Dieu est claire et évidente, tant pour l’ami que pour l’ennemi. Il est le maître des combattants (mujāhidūn). En vérité, à qui d’autre que lui la gloire du combat (jihād) conviendrait-elle ?

On a vu que la plus grande bataille du Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) – et aussi la plus efficace contre les associateurs – fut la grande bataille de Badr. Lors de celle-ci, soixante-dix associateurs furent tués, dont la moitié le furent par la main de Ali (que la paix soit sur lui). [13]

Le jour de la bataille d’Uhud, selon les récits les plus authentiques, il tua les porte-étendards des associateurs – qui étaient, dit-on, sept ou neuf – et, une fois ceux-ci tués, les associateurs s’enfuirent du champ de bataille. Si bien que si les archers n’avaient pas désobéi à l’ordre du noble Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille), la bataille aurait tourné à l’avantage des musulmans.

Sur les vingt-huit tués de l’armée des associateurs ce jour-là, dix-huit furent tués par Ali (que la paix soit sur lui). [14]

Commentaire des Imams sur les versets coraniques

L’Imam Jafar as-Sadiq (que la paix soit sur lui) dit : « Ce que vise le verset : « Parmi vous, certains veulent la vie d’ici-bas (dunyā) » (Coran 3, Āl ‘Imrān : 152) concerne les hommes de l’armée de Abdallah ibn Jubayr qui quittèrent leur poste pour ramasser le butin. Et ce que vise « et parmi vous, certains veulent l’au-delà (ākhira) » concerne Abdallah (ibn Jubayr) lui-même et douze de ses compagnons qui restèrent jusqu’à ce qu’ils soient tués. Ensuite, [le verset] décrit la situation de ceux qui s’enfuirent du combat dans la suite du verset : « Alors Il vous rendit chagrin sur chagrin » (Coran 3, Āl ‘Imrān : 154). »

Abū l-Jārūd rapporte de l’Imam Muhammad al-Baqir (que la paix soit sur lui) qu’il dit : « Le premier chagrin (ghamm) est la fuite des musulmans ; l’autre chagrin est la domination de Khālid ibn al-Walīd sur eux. »

Al-‘Ayyāshī rapporte, d’après sa chaîne de transmission, au sujet du verset 155 de la sourate Āl ‘Imrān, que l’Imam Jafar as-Sadiq (que la paix soit sur lui) dit : « Lorsque l’armée de l’Islam s’enfuit le jour de la bataille d’Uhud, le noble Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) leur dit : « Où fuyez-vous alors que Dieu m’a promis qu’Il fera triompher la religion de l’Islam sur toutes les religions ? » Certains hypocrites (munāfiqūn) dirent alors : « Nous avons fui (par peur). Le Prophète se moque de nous et se rit de nous. » » [15]

Nu’mān al-Rāzī rapporte de l’Imam Jafar as-Sadiq (que la paix soit sur lui) qu’il dit : « Le jour d’Uhud, les gens s’enfuirent de tous côtés loin du Prophète de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille) à tel point qu’il fut profondément courroucé. Et lorsqu’il se courrouçait, une sueur semblable à des perles de rosée coulait de son front noble. Il regarda alors et vit Ali à ses côtés. Il lui dit : « Toi aussi, rejoins donc les fils de ton père (c’est-à-dire, comme le reste des gens, ceux qui ont fui l’Envoyé de Dieu). » »

« Ô Envoyé de Dieu, je te suis (je ne te quitte pas). »

Le Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) dit alors : « Alors, éloigne de moi ces ennemis. » Ali chargea et frappa de son épée le premier qu’il rencontra.

Gabriel dit : « Ô Muhammad, voici vraiment la fraternité (muwāsāt). »

Le Prophète dit : « Il est de moi, et je suis de lui. » Gabriel répondit : « Et moi, je suis de vous. »

L’Imam Jafar as-Sadiq (que la paix soit sur lui) dit : « Alors, l’Envoyé de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille) vit Gabriel, qui se tenait sur quatre piliers d’or, entre ciel et terre, disant : « Nulle épée si ce n’est Dhū l-Fiqār, et nul jeune homme valeureux (fatā) si ce n’est Ali ! » » [16]

Muhammad ibn Muhammad ibn ‘Iṣām al-Kulaynī rapporte remontant à l’Imam as-Sadiq (que la paix soit sur lui) qu’il dit : « L’épée du Prince des Croyants (que la paix soit sur lui) fut nommée « Dhū l-Fiqār » parce qu’elle portait, au milieu de sa poignée, une ligne dans le sens de la longueur semblable à des vertèbres sombres. C’est cette épée que Gabriel apporta du ciel, dont la poignée était en argent, celle-là même au sujet de laquelle un crieur venant du ciel s’écria : « Nulle épée si ce n’est Dhū l-Fiqār, et nul jeune homme valeureux si ce n’est Ali ! » » [17]

Quel fut l’issue de la bataille ?

Le résultat initial de cette bataille fut la défaite des associateurs. Mais un groupe d’archers que le Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) avait placés sous le commandement de Abdallah ibn Jubayr sur la montagne de ‘Aynayn, sur le versant gauche du mont Uhud, quittèrent la montagne, pensant la victoire acquise.

Les associateurs, passant par cette même zone, attaquèrent les musulmans par l’arrière et les vainquirent. Lors de cette bataille, les musulmans subirent de lourdes pertes – parmi lesquelles : le martyre d’environ soixante-dix musulmans, le martyre de Ḥamza ibn ‘Abd al-Muṭṭalib et sa mutilation, la blessure au visage du Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) et le bris de sa dent (incisive).

Après la fin de l’expédition d’Uhud, les associateurs se dirigèrent vers La Mecque mais, en chemin, ils regrettèrent et décidèrent de faire demi-tour pour anéantir le reste de l’armée de l’Islam. Gabriel descendit alors et ordonna au noble Prophète (paix sur lui et sur sa sainte famille) de se mettre en mouvement pour les combattre.

Un héraut appela les blessés à se préparer au départ. On rapporte que soixante ou soixante-dix cavaliers sortirent avec l’Envoyé de Dieu (paix sur lui et sur sa sainte famille).

 

Sources :
1. Al-Maghāzī, vol. 1, p. 203 ; Tārīkh al-Ṭabarī, vol. 2, p. 59.

2. Al-Maghāzī, vol. 1, p. 203 ; Ansāb al-Ashrāf, vol. 1, p. 383.
3. Al-Maghāzī, vol. 1, p. 202 ; Al-Muntaẓam, vol. 2, p. 263.
4. Tārīkh al-Ṭabarī, vol. 2, p. 59 ; Al-Sīra al-Nabawiyya, Ibn Hishām, vol. 3, p. 62.
5. Tārīkh al-Ṭabarī, vol. 2, p. 59 ; Al-Sīra al-Nabawiyya, Ibn Kathīr, vol. 2, p. 327.
6. Ṭabaqāt al-Kubrā, vol. 2, p. 30 ; Al-Kāmil fī l-Tārīkh, vol. 2, p. 47 ; Al-Irshād, vol. 1, p. 80 (avec de légères variantes).
7. Biḥār al-Anwār, vol. 16, p. 117.
8. Al-Kāmil fī l-Tārīkh, vol. 2, p. 47.
9. Al-Irshād, Cheikh al-Mufīd, vol. 1, p. 88.
10. A’lām al-Warā, vol. 1, p. 378.
11. Ibn Athīr, vol. 6, p. 70.
12. Al-Kāmil (trad.), vol. 7, p. 177.
13. Sīrat Ma’sūmān, vol. 3, p. 38.
14. Biḥār al-Anwār, vol. 16, p. 119.
15. Tafsīr Jāmi’, vol. 1, p. 501.
16. Al-Kāfī, vol. 8, p. 110.
17. Ma’ānī al-Akhbār, vol. 1, p. 146.

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