Most searched:

Des nouvelles successives lui parvinrent pour l’informer que les hommes de Mu’awiya occupaient des villes

Dans ce sermon, le Prince des Croyants (paix sur lui) parle de la division et de la désobéissance de ses partisans face à la vérité, alors que ses ennemis, eux, obéissent à l’erreur. Il implore Allah d’anéantir ces gens-là et de lui accorder de meilleurs soutiens.

Lorsque des nouvelles concordantes parvinrent au Prince des Croyants (paix sur lui) — annonçant que les partisans de Mu’awiya s’étaient emparés de certaines provinces, et que « ‘Ubaydullāh ibn al-‘Abbas » et « Sa’îd ibn Namrān », gouverneurs de l’Imam au Yémen, étaient revenus auprès de lui après leur défaite face à « Busr ibn Abî Arṭâ » —,

L’Imam (paix sur lui) monta en chaire pour réprimander ses compagnons à cause de leur lenteur au combat et de leur opposition à ses ordres. Il prononça alors ces paroles :

« En vérité, avec la conduite que vous avez adoptée, je ne possède plus que Koufa — et encore, je peux l’ouvrir ou la fermer à ma guise !

Mais ô Koufa ! Si tu es mon seul recours (face à l’ennemi), avec toutes ces tempêtes, alors qu’Allah de détruise !  (je ne veux pas que tu sois mon seul soutien) ! »

On m’a rapporté que « Busr » s’est emparé du Yémen. Par Allah, je savais qu’ils allaient bientôt vous dominer. Car eux, ils sont unis pour soutenir l’erreur, tandis que vous êtes divisés pour défendre la vérité. Vous vous êtes révoltés contre l’obéissance à votre guide sur le chemin du droit, alors qu’eux obéissent à leur chef dans l’erreur. Ils sont loyaux envers leur leader, vous êtes traîtres. Eux s’emploient à réformer leurs villes, vous vous employez à les corrompre. Si je confiais une coupe à l’un de vous comme dépôt, je craindrais qu’il ne vole même son anse.

Ô Allah ! je les ennuie et ils m’ennuient, et ils sont las de moi et je suis las d’eux. Donne-moi en échange d’eux des gens meilleurs, et fais que leur soit imposé quelqu’un de pire que moi.

Ô Allah ! Fais fondre leurs cœurs comme le sel se dissout dans l’eau. Sachez bien, par Allah, que j’aurais préféré avoir à votre place mille cavaliers issus des « Banû Firâs ibn Ghanam »

Eux sont tels que le poète a dit :

“d’entre eux viendront à toi, si tu te mets à les appeler

Des cavaliers comparables au nuage d’été.” »

Puis il descendit de la chaire.