Cette lettre adressée à Ash‘ath ibn Qays, gouverneur d’Azerbaïdjan, met principalement l’accent sur le fait que les postes et les fonctions dans le gouvernement islamique ne constituent pas un moyen de profit personnel ou de subsistance, mais sont des dépôts sacrés (amanat) confiés par Dieu, dont il faut prendre le plus grand soin.
Texte de la lettre :
« Cette fonction de gouverneur n’est pas pour toi un moyen de subsistance ni une source de profit ; c’est plutôt un dépôt (amanat) qui pèse sur ton cou. Tu es sous la surveillance de Celui qui est au-dessus de toi. Tu n’as aucun droit d’exercer l’oppression et la tyrannie sur les sujets, et tu n’as pas le droit de t’engager dans les affaires importantes et délicates sans une pleine certitude.
Entre tes mains se trouve une partie des biens de Dieu — qu’Il soit glorifié et exalté — et tu es l’un de Ses trésoriers. Tu dois donc les préserver jusqu’à me les remettre. J’espère ne pas être pour toi un mauvais chef.
Wa as-salâm. »
Source
Lettre n° 5 du Nahj al-Balagha