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Le jour où Iblîs poussa un cri !

Le jour où le Sceau des Prophètes (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) éleva la main de l’Émir des Croyants (paix sur sur lui) à Ghadir Khumm, Iblîs poussa un cri et une lamentation tels que leur écho fut consigné dans les versets du Coran.

Ghadir Khumm n’est pas seulement une annonce de succession politique ou la présentation d’une personnalité éminente ; dans les textes traditionnels chiites, ce jour est évoqué comme un tournant dans l’histoire de la guidance et de l’égarement ; le jour où la frontière entre la « walâya divine » et le « camp d’Iblîs » devint plus marquée que jamais. Dans les traditions, la réaction d’Iblîs à la proclamation de la walâya de l’Émir des Croyants (paix sur sur lui) est décrite de telle sorte qu’il semble que tous ses plans anciens pour égarer l’humanité aient été menacés sérieusement.

Le récit de l’Imam as-Sadiq (paix sur sur lui) sur l’événement de Ghadir et la colère d’Iblîs

Dans cet écrit, on aborde une tradition rapportée de l’Imam as-Sadiq (paix sur sur lui) dans laquelle l’événement de Ghadir Khumm est raconté sous un angle différent ; un angle dont l’axe central est la réaction d’Iblîs à la proclamation de la walâya de l’Émir des Croyants (paix sur sur lui).

Jafar ibn Muhammad al-Khuzâ‘î rapporte de son père que l’Imam as-Sadiq (paix sur sur lui) disait au sujet de Ghadir Khumm : « Lorsque le Prophète de l’islam (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) exprima à Ghadir Khumm ce qu’il devait dire au sujet de l’Émir des Croyants (paix sur sur lui) et le présenta comme guide et maître des gens, Iblîs poussa un cri de colère. »

Les démons se rassemblèrent autour de lui et demandèrent : « Ô notre maître, d’où vient ce cri ? »

Iblîs répondit : « Malheur à vous ! Aujourd’hui, je vous rappelle le jour (décisif) de Jésus. Par Dieu, aujourd’hui, j’égarerai les gens. »

C’est alors que ce verset du Coran fut révélé : « Et Iblîs vit confirmée son opinion sur eux ; ils le suivirent donc, excepté un groupe parmi les croyants. » (Coran 34:20)

Après cela, Iblîs poussa un nouveau cri. Les démons revinrent vers lui et demandèrent : « Ô notre maître, ce nouveau cri, pourquoi est-il ? »

Iblîs dit : « Malheur à vous ! Dieu a rapporté et révélé ma parole dans le Coran : “Et Iblîs vit confirmée son opinion sur eux…” »

Puis Iblîs leva la tête vers le ciel et dit : « Par Ton honneur et Ta majesté, j’associerai aussi ce groupe (le petit nombre de croyants) aux autres. »

À cet instant, le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) dit : « Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. En vérité, tu n’auras aucune autorité sur Mes serviteurs. » (Coran 15:42 ; 17:65)

Iblîs poussa un troisième cri. Les démons s’approchèrent de lui et demandèrent : « Ô notre maître, ce troisième cri, d’où vient-il ? »

Il dit : « Par Dieu, (ce groupe) sont les partisans de l’Émir des Croyants (paix sur sur lui) ; mais par Ton honneur et Ta majesté, ô Seigneur, je embellirai les péchés pour eux afin de les rendre détestables auprès de Toi. »

L’Imam as-Sadiq (paix sur sur lui) poursuivit : « Par Celui qui a envoyé Muhammad (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) avec la vérité, les démons et les Iblîs entourent les croyants comme les abeilles entourent la chair ; mais le croyant est plus ferme qu’une montagne. On peut entamer une montagne avec une pioche et en diminuer, mais on ne peut rien diminuer de la foi du croyant. » [1]

Le récit de l’Imam as-Sadiq (paix sur sur lui) sur les quatre lamentations d’Iblîs

On compte quatre lamentations historiques d’Iblîs — le jour de la malédiction, le jour de sa descente sur terre, le jour de la mission prophétique et le jour de Ghadir — qui témoignent de la place particulière de ces moments dans la défaite et l’échec du camp de Satan.

L’Imam as-Sadiq (paix sur sur lui) rapporte de son père qu’il a dit : « Iblîs poussa un cri et une lamentation de rage et de chagrin à quatre occasions : le premier jour, lorsqu’il fut maudit par Dieu ; le deuxième jour, lorsqu’il fut chassé du ciel et descendit sur terre ; le troisième jour, au moment de l’envoi du Prophète de l’islam (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui et sur sa Famille) ; et la quatrième fois, le jour de Ghadir Khumm, lorsque la walâya de l’Émir des Croyants Ali (paix sur sur lui) fut proclamée. » [2]

Source :

[1] Bihâr al-Anwâr, vol. 37, p. 164 ; Tafsir al-‘Ayyâshî ; Tafsir al-Burhân, vol. 2, p. 427 ; Rawdat al-Kâfî, p. 344, hadith 542.

[2] Bihâr al-Anwâr, vol. 37, p. 121.

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