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Quelles furent les manœuvres et les sabotages des hypocrites pour s’opposer à Ghadir ? | Première partie

Les ennemis intérieurs de l’Islam, à savoir les hypocrites, voyaient tous leurs plans bouleversés par l’exécution rigoureuse du programme de Ghadir et l’intronisation du Prince des Croyants (Imam Ali, paix sur lui) depuis la chaire du Prophète. Ils récitaient entre eux le verset du désespoir : « Aujourd’hui, ceux qui ont mécru ont désespéré de votre religion », et ce désespoir se lisait sur leurs visages et dans leurs comportements. Ils cherchaient donc de nouvelles voies pour échapper à ce qui avait été irrévocablement accompli.

  1. Le candidat à l’usurpation du califat

La première manœuvre qu’ils mirent en avant fut de vouloir substituer à Ali (paix sur lui) une autre personne.

Les hypocrites évoquèrent d’abord cette idée entre eux. Puis ils se rendirent officiellement auprès du Prophète (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille) et lui soumirent la proposition.

Alors, nommant explicitement Abou Bakr et Omar comme ceux qui, selon leur illusion, pourraient remplacer Ali (paix sur lui), ils les proposèrent !

La révélation du verset 15 de la sourate Yunus, après le rapport de leur parole, fut une réponse catégorique qui contenait également sa propre justification.

Dans un autre hadith, l’Imam Baqir (paix sur lui) a décrit la phase plus sérieuse de cette conspiration — à savoir la désignation explicite d’Abou Bakr et Omar — en lisant des extraits du verset :

« Et lorsque Nos versets évidents leur sont récités, ceux qui n’espèrent pas Notre rencontre disent : “Apporte un Coran autre que celui-ci, ou bien modifie-le.” Dis : “Il ne m’appartient pas de le modifier de mon propre chef ; je ne fais que suivre ce qui m’est révélé.” »

L’imam précisa à propos de cette parole de Dieu : « Ils dirent : “S’il plaçait Abou Bakr et Omar à la place d’Ali (paix sur lui), alors nous lui obéirions.” »

Lisez la suite de cet exposé dans la deuxième partie.

Sources

Ghadir dans le Coran, vol. 1, p. 351-353.

Bihar al-Anwar, vol. 36, p. 148, hadith n° 124.

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