Dans la première partie de cet exposé, nous avons évoqué le « candidat à l’usurpation du califat ». Dans cette deuxième partie, nous abordons le doute soulevé par les hypocrites concernant le sens du mot « mawlā » (maître / protecteur / ayant autorité).
- Le doute des hypocrites sur le sens de « mawlā »[3]
Après l’achèvement du sermon de Ghadir et l’allégeance universelle au Prince des Croyants (paix sur lui), la deuxième méthode de subversion employée par les hypocrites fut celle qu’adoptèrent certains hypocrites parmi les Ansar (les Auxiliaires) – et dont les ombres s’étendent jusqu’à nos jours. Elle consistait à prétendre qu’ils n’avaient toujours pas compris ce que visait le Prophète (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille) par cette cérémonie solennelle de Ghadir !
Après avoir longuement discuté à ce sujet et largement propagé des rumeurs à son propos, ils eurent l’audace de soulever ce doute directement devant le Prophète (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille).
Ils envoyèrent alors un groupe auprès de Sa Sainteté pour lui demander, en leur nom : « Au fond, quel est le sens de ce long discours et de cette phrase : “Quiconque suis-je son maître, Ali en est son maître” ? »
Le Prophète (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille), avec une parfaite sérénité, répondit :
« Dites-leur : “Ali, après moi, est le détenteur de l’autorité sur les croyants et la personne la plus bienveillante envers ma communauté.” »[4]
Lisez la suite de cet exposé dans la troisième partie.
Sources
- L’événement coranique de Ghadir, p. 138. Le discours exceptionnel de Ghadir, p. 29-34.
- Bihar al-Anwar, vol. 28, p. 200.