La naissance du noble Prophète de l’islam (que la paix de Dieu soit sur lui et sur sa famille)
Selon l’avis des savants chiites, la naissance bénie du Seigneur des prophètes, Muhammad al-Mustafa (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille), eut lieu à l’aube du 17 rabî‘ al-awwal, un vendredi, à La Mecque la Noble. Cette naissance coïncida avec le règne d’Anûshirvân le Juste, et ce fut l’année où les Compagnons de l’Éléphant périrent.
Son nom est Muhammad (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) et son surnom est Abû al-Qassim. Son père se nommait ‘Abdallah et sa mère Amina bint Wahb.
Lors de sa naissance, une lumière rayonnait de son front et un parfum de musc émanait de sa personne. Une lumière se manifesta cette nuit-là du côté du Hijâz et se répandit dans le monde entier. Les trônes des rois furent renversés et, ce jour-là, tous demeurèrent muets, incapables de parler. Les anges rapprochés et les esprits des prophètes élus assistèrent à sa naissance. Ridwân, le gardien du Paradis, descendit avec les houris, apportant des aiguières et des bassins d’or, d’argent et d’émeraude paradisiaques, ainsi que des breuvages du Paradis qu’Âmina but. Après sa naissance, le Prophète fut lavé avec les eaux du Paradis et parfumé des essences du Firdaws.
Les miracles accompagnant la naissance du Prophète
Le jour de sa naissance, toute idole, où qu’elle se trouvât dans le monde, s’effondra face contre terre. Quatorze créneaux du portique de Khosroès s’écroulèrent. Le lac de Sâwa, que l’on adorait, se dessécha et se transforma en salines. Dans la vallée de Sâwa, où depuis des années nul n’avait vu d’eau, l’eau se mit à couler. Le temple du feu de Perse, qui n’avait pas été éteint depuis mille ans, s’éteignit la nuit de sa naissance. La science des devins et la magie des sorciers furent annulées. L’arc de Khosroès se fendit en deux, et cette fissure demeure visible jusqu’à nos jours.
Lors de sa naissance, cette proclamation retentit du ciel : (Sourate al-Isrâ’, verset 81) — « Et la vérité est venue, et le faux a disparu ; car le faux est destiné à disparaître. »
Les particularités du Prophète
Jamais une mouche ne se posait sur son corps béni. Lorsque ses yeux dormaient, son cœur demeurait éveillé : il voyait et entendait. Il voyait derrière lui comme devant lui.
Tout animal sur lequel il montait ne vieillissait ni ne maigrissait jamais. Il possédait un âne nommé Ya‘fûr. Lorsque le Prophète lui ordonnait d’aller chercher tel homme, l’âne se rendait à sa porte, cognait de la tête et, par signe, le faisait venir.
Parmi les particularités de sa naissance figure le fait qu’il naquit circoncis, le cordon ombilical déjà sectionné, et pur de tout sang ou impureté. Il naquit les pieds en avant et non la tête. À sa naissance, il se prosterna en direction de la Kaaba ; lorsqu’il releva la tête, il leva les mains vers le ciel, professa l’unicité de Dieu et sa propre mission prophétique. Puis une lumière émana de lui qui illumina l’Orient et l’Occident du monde.
Miracles du Prophète
Le Prophète accomplit de nombreux miracles, parmi lesquels on mentionne notamment :
- L’exaucement de ses invocations : résurrection des morts, guérison des aveugles et des malades.
- Sa conversation avec les animaux.
- Sa connaissance de toutes les langues et sa capacité à s’exprimer en chacune d’elles.
- Le sceau de la prophétie situé entre ses omoplates, dont la lumière surpassait celle du soleil.
- L’eau jaillissant d’entre ses doigts bénis en quantité suffisante pour désaltérer une foule.
- Les cailloux qui, dans sa main bénie, proclamaient la gloire de Dieu, et que les gens entendaient.
- Son ombre qui n’apparaissait pas sous le soleil.
- Lorsque sa salive bénie était jetée dans un puits, celui-ci se remplissait d’eau et devenait source de bénédiction ; appliquée sur un malade, elle le guérissait.
- Toute nourriture touchée par sa main bénie était bénie et suffisait à rassasier une multitude.
- Lorsqu’il marchait sur un sol meuble, aucune trace de pas ne restait ; sur la pierre dure, en revanche, l’empreinte de ses pieds bénis demeurait.
La naissance de l’Imam al-Sadiq (sur lui la paix)
La naissance bénie de l’Imam Jafar al-Sadiq eut lieu le 17 rabî‘ al-awwal de l’an 83 de l’hégire, à Médine la Lumineuse. Son nom béni est Jafar, son surnom est Abû ‘Abdallah et son titre lumineux est al-Sadiq. Son père vénéré est l’Imam Muhammad al-Baqir et sa mère est Umm Farwa, au sujet de laquelle l’Imam al-Sadiq a dit : « Ma mère était parmi les femmes croyantes, pieuses et bienfaisantes ; et Dieu aime les bienfaisants. »
L’Imam al-Sadiq eut sept fils et trois filles : l’Imam Moussa al-Kâdhim (sur lui la paix), Ismâ‘îl, ‘Abdallah, Muhammad al-Dîbâj, Ishâq, ‘Alî al-‘Uraydî, ‘Abbâs, Umm Farwa, Asmâ’ et Fatima.
On a décrit son apparence ainsi : de taille moyenne, au visage lumineux, au teint blanc, au nez allongé, aux cheveux noirs et bouclés, et portant un grain de beauté noire sur la joue.
Les actes recommandés pour ce jour béni du 17 rabî‘ al-awwal
Le jour de la naissance du Prophète est un jour noble et béni. Depuis les temps anciens, les pieux parmi les gens de la Maison de Muhammad (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa famille) en ont respecté la sacralité et en ont accompli les droits en jeûnant. Celui qui jeûne le 17 rabî‘ al-awwal reçoit de Dieu le Très-Haut la récompense d’une année de jeûne. En ce jour, il est recommandé de faire l’aumône, de visiter les lieux saints, d’accomplir des œuvres pieuses et de réjouir les cœurs des croyants.