Que signifie le terme « bay‘a » ?
Dans son sens lexical, la bay‘a désigne un engagement et un pacte par lequel celui qui prête allégeance s’engage envers celui à qui l’allégeance est donnée — imam, gouvernant ou émir — à lui obéir, à lui être soumis, et à lui confier ses affaires.
Les Arabes, avant l’islam, prêtaient allégeance à une personne pour reconnaître son autorité et s’engager à lui obéir. Avec l’avènement de l’islam, cette pratique demeura en usage. Toutefois, à l’époque de la période préislamique, les femmes ne jouaient aucun rôle dans les allégeances ni dans les affaires importantes.
Le droit de vote des femmes dans l’allégeance à l’Émir des croyants (paix sur lui) à Ghadir
L’allégeance (bay‘a) est l’une des affaires les plus sensibles de la politique islamique au début de l’islam. Lors de l’événement de Ghadir, les femmes ont elles aussi prêté allégeance.
Que signifie le terme « bay‘a » ?
Dans son sens lexical, la bay‘a désigne un engagement et un pacte par lequel celui qui prête allégeance s’engage envers celui à qui l’allégeance est donnée — imam, gouvernant ou émir — à lui obéir, à lui être soumis, et à lui confier ses affaires.
Avant l’islam, les Arabes prêtaient allégeance à une personne afin de reconnaître son autorité et de s’engager à lui obéir. Avec l’avènement de l’islam, cette pratique demeura en vigueur. Toutefois, à l’époque de la période préislamique, les femmes ne jouaient aucun rôle dans les allégeances ni dans les affaires importantes.
La plupart des allégeances à l’époque du Prophète (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille) se faisaient par la poignée de main avec le gouvernant. On connaissait aussi l’allégeance en présence, sans poignée de main, ainsi que l’allégeance à distance, par l’intermédiaire d’un représentant du gouvernant ou par l’envoi d’une lettre.
L’allégeance à Ghadir Khumm
L’événement de Ghadir est l’un des plus importants de l’histoire de l’islam. C’est là que, lors de son retour du pèlerinage d’adieu, le 18 Dhû al-Hijja de l’an 10 de l’Hégire, le Prophète de l’islam (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille) désigna l’Émir des croyants, Ali (paix sur lui), comme son successeur.
Les présents à cet événement, parmi lesquels figuraient également de grands compagnons, prêtèrent allégeance à l’imam Ali (paix sur lui).
Comment s’est déroulée l’allégeance des femmes ?
Le Prophète (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille) ordonna que les femmes prêtent elles aussi allégeance à cet auguste personnage et qu’elles le saluent en tant qu’« Émir des croyants », en lui adressant félicitations et congratulations. Il insista particulièrement sur cette consigne à l’égard de ses propres épouses.
Il ordonna qu’on apporte un récipient d’eau et qu’un voile soit placé au-dessus de celui-ci, de sorte que les femmes, de l’autre côté du voile, posent leur main dans l’eau, tandis que l’Émir des croyants (paix sur lui) posait la sienne de l’autre côté du récipient ; c’est ainsi que l’allégeance des femmes fut également accomplie.
La noble dame Fatima (paix sur elle) faisait aussi partie des présentes le jour de Ghadir.
De même, l’ensemble des épouses du Prophète (que Dieu le bénisse ainsi que sa famille), Umm Hânî, sœur de l’Émir des croyants (paix sur lui), Fatima, fille de Hamza, ainsi qu’Asmâ’ bint ‘Umays, épouse de Jafar ibn Abû Taleb, participèrent à cette cérémonie.
Sources
Dehkhodâ, Ali-Akbar, Loghat-nâmeh.
Ibn Sa‘d, Muhammad, al-Ṭabaqât al-Kubrâ, vol. 8, p. 5b, Beyrouth, Dâr Sâdir.
Ibn ‘Abd al-Barr, Yûsuf, al-Tamhîd, vol. 16, p. 347, éd. Mustafa ibn Ahmad al-‘Alawî et Muhammad ‘Abd al-KAbûr Bakrî, Rabat, 1387 H.
al-Ṭabarî, Muhammad ibn Jarîr, Târîkh, vol. 1, p. 506, Beyrouth, 1407 H.
Bihâr al-Anwâr, vol. 21, p. 388.